vendredi 25 décembre 2009

Noël dans le bus de Banlung à Kompong Cham

Pour fêter dignement Noël, nous ne trouvons rien de mieux que de faire le trajet en bus entre Banlung, dans le Ratanakiri, et Kompong Cham, plus au centre du pays.

Nous voilà donc partis aux aurores pour être à 6 heures au marché, afin d'y choisir le bus qui nous emmènerait à destination. Deux alternatives s'offraient à nous :
- Hypothèse 1 : le gros bus (un bus de 48 places donc) de la seule compagnie présente sur place. Avantage : un siège garanti pour chaque voyageur, un départ (presque) à l'heure et une climatisation à peu près efficiente. Inconvénient : incertitude quant à la capacité du bus à engranger les heures de route qui l'attendent...
- Hypothèse 2 : le mini-van, c'est-à-dire un minibus de 15 places mais qui va en réalité accueillir une vingtaine de passagers, sans compter les paquets et les bagages.... Avantage : un trajet plus rapide. Inconvénient : on n'est jamais sûr que le mini-bus parte, puisque le chauffeur attend de pouvoir bourrer son mini-bus avec un nombre de voyageurs maximal avant de partir, afin d'optimiser les coûts...

Bilan : nous optons pour le gros bus, qui a l'avantage de partir à peu près à l'heure. Nous passons 9 heures exténuantes dans ce trajet, puisque le bus, qui est un des rares moyens de transport du coin, s'arrête tout au long de la route pour prendre des voyageurs, ainsi que leurs paquets (y compris 4 lits en pièces détachées...) Certains passagers sont même assis dans l'allée centrale, sur un siège en plastique ! Cerise sur le gâteau, nous sommes désormais imbattables sur les karaokés cambodgiens diffusés à plein tubes (Merci les boules quiès ;o)

Au milieu du trajet, le bus marque l'arrêt pour le déjeuner ; on mange du riz et des légumes dans un boui-boui en quatrième vitesse histoire de repartir le ventre plein... Puis une pause à la station service : ici, si les gros bus et les voitures se servent à la pompe, les motos en revanche carburent à des mélanges artisanaux servis dans des bouteilles en verre...




Le soir nous profitons d'une escale bien méritée à Kompong Cham. Sur les bords du Mékong, les filets de pêche sont détournés de leur fonction première pour délimiter le terrain de volley-ball. Nous nous couchons tôt car le lendemain, un autre trajet de bus nous attend...