vendredi 8 janvier 2010

Escale à Séoul

Nous passons la nuit dans l'avion de Phnom Penh à Séoul, et nous la terminons même à l'aéroport de Séoul, qui est presque aussi confortable que celui de Singapour.

Nous hésitons à aller faire un tour dans Séoul, mais finalement nous renonçons : passer de 30 degrés sous le soleil à -15 degrés : "Très peu pour nous", comme dit Florent !

Le retour en France à -5 degrés est aussi assez... dépaysant !

jeudi 7 janvier 2010

Dernier jour à Phnom Penh

C'est aujourd'hui notre dernier jour à Phnom Penh, et on espère bien en profiter. Fort opportunément, on fête un mariage dans l'impasse, d'habitude fort silencieuse, où se trouve notre guesthouse. Et donc nous profitons de la cérémonie à plein tube dès 4h30 du matin... La journée va être longue !






Nous nous rendons d'abord au Psar Tuol Tom Pong, le plus gros marché de la ville, afin de faire quelques emplettes de souvenir.




Puis nous terminons notre journée par une visite au Musée National, un bâtiment superbe qui abrite de belles sculptures angkoriennes.... et un beau jardin.
Comme le 7 janvier est férié au Cambodge, de nombreux Cambodgiens, et notamment beaucoup de moines visitent le musée eux-aussi...



















Le soir, de nombreuses petites familles piquent-niquent à même le trottoir sur la rive du Tonlé Sap. C'est bon enfant, des vendeuses ambulantes vendent des racines de lotus, des biscuits, du riz gluant....

mercredi 6 janvier 2010

De retour à Phnom Penh

Aujourd'hui, nous amorçons la fin des vacances, nous prendrons le bus pour Phnom Penh cette après-midi. Nous profitons donc de notre dernière matinée à Kep pour nous reposer et boucler nos bagages.

Nous devons attraper notre bus sur le bord de la route (mais pas de risque de le louper, il n'y a qu'une seule route et qu'un seul bus qui passe).... Le bus a près d'une heure de retard, mais ce n'est pas grave, cela nous laisse le temps de sympathiser avec Carinne et Olivier, un couple de Français qui rentrent à la maison eux aussi.

Sur le trajet, nous jouissons d'un paysage qui fait penser à la Baie d'Along terrestre, comme au Vietnam. Il est vrai que nous ne sommes pas loin de la frontière....

mardi 5 janvier 2010

Repos à Kep

De retour de l'île du lapin, nous retournons à notre hôtel avec piscine pour prendre des vélos et explorer les environs de Kep.
A midi, nous retrouvons nos comparses allemands au marché du crabe. Eux aussi choisissent de déjeuner à un restaurant de mer. Pour une fois, nous ne faisons pas le même choix. Nous nous installons sur une terrasse bobo avec vue sur la mer (et oui, nous sommes définitivement perdus dans la bob-attitude). Eux vont ailleurs.

Nous profitons de la vue. Les gens des restaurants vont directement choisir dans l'eau les crabes (aux pinces bleues !) dans des cages en osier ; les dames négocient fermement mais sûrement les prix.
Autour, tout le monde a sa méthode pour pêcher. Certains battent l'eau avec des bâtons pour sonner les poissons (ou leur faire peur?).

















Nous dégustons notre crabe quand nos comparses allemands viennent nous rejoindre. Ils nous expliquent qu'on leur a servi un poisson non cuit et rempli de blattes. Mauvais choix donc. Ils prennent donc un repas dans le même restaurant que nous.

Plus tard, nous enfourchons nos vélos pour les environs à la recherche de villages de pêcheurs, sans succès. Il n'y en a plus. Tout ce que nous voyons, c'est une ville en chantier. Bientôt, tout cela, cette ambiance calme et agréable, va probablement disparaître. Ils sont en train de tout réaménager, conscients du potentiel du lieu. Partout des affiches promotionnelles du ministère du tourisme. Bienvenue en Thailande...euh au Cambodge.



La ville conserve tout de même quelques vieux édifices coloniaux qui ont l'air squattés plus qu'habités.



Le soir retour à l'hôtel pour piquer une tête dans la piscine.

lundi 4 janvier 2010

Kep et l'île du lapin

Départ tôt le matin de Kampot pour 1 heure de bus direction Kep, une petite station balnéaire à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Vietnam.
Nous nous choisissons le matin un "petit" hôtel sympathique avec piscine et prenons avec nous nos sacs à dos pour passer la nuit sur une petite île en face : Koh Tonsay, ou île du lapin.




Nous prenons donc un petit bateau de pêcheurs reconverti en bateau à passagers. Celui-ci ne penche pas et n'est pas bondé. Il y a 30 minutes de trajet jusqu'à l'île. Nous débarquons sur LA plage de l'île, qui n'est pas si déserte que ça. D'autres petits bateaux accostent et nous sommes bientôt une cinquantaine de touristes à nous "partager" l'île.
Il n'y a qu'une forme d'hébergement sur l'île : des bungalow assez sommaires en bambou.











Nous en choisissons un et allons prendre un petit déjeuner dans une des trois gargotes de l'île. On attend 45 minutes pour se faire servir du thé et du pain grillé - beurré. Ici, le rythme est très contemplatif...
Ensuite, on pique une tête dans une eau assez claire mais pas tant que ça. Par contre la température de l'eau est, on pourrait dire, idéale : 29°C.
Un vrai bonheur pour se reposer.

A midi, on mange du crabe dans une autre gargote. Le serveur va directement mettre les pieds dans l'eau pour nous chercher le crabe dans une cage en osier amarrée à quelques mètres du bord de la plage. Un régal.

L'après-midi, nous faisons une balade dans l'île le long d'un petit sentier. On tombe sur une plage déserte mais qui n'invite pas trop à la baignade. Le plus appréciable, c'est qu'il n'y a presque plus personne sur l'île. La majeure partie des touristes a repris les petits bateaux avant la tombée de la nuit pour retourner sur le continent, et l'île est quasi déserte.
On se reprend un bain. La plage est pour nous tous seuls si on excepte quelques gamins cambodgiens qui eux aussi se baignent à la fraiche.
Il fait tout de même 28°C dans l'eau.










Le soir, l'ambiance sur l'île est très spéciale car il n'y a presque pas d'électricité, un groupe électrogène fonctionne par intermittence et des feux fleurissent ponctuellement. On n'a pourtant pas vraiment besoin de se réchauffer...










Notre voisin de bungalow est un prof d'anglais qui a l'air barge ; il peste sans cesse contre un oiseau-marteau qui choisit un arbre proche de notre bungalow pour se défouler la nuit. Il passe trois jours sur l'île pour se ressourcer. Il nous dit que pour le jour de l'an c'était le bordel et qu'il y avait plein de bruit. On est content d'avoir évité cela.

La nuit est agréable. Effectivement on entend l'oiseau-marteau mais avec des boules quiès, ça passe. Le matin au réveil 26°c dans le bungalow et 28°C dans l'eau. Un bain matinal sans personne autour. La petite quinzaine de touristes restés sur l'île dort encore. Nous, on admire l'horizon.







On prend un bateau en fin de matinée pour rejoindre Kep. Un des passagers nous montre ses bras et ses jambes. Il est bouffé de partout... Nous sommes heureux d'avoir investi dans des répulsifs anti-moustiques.

dimanche 3 janvier 2010

Bokor




Nous partons aujourd'hui en excursion à Bokor, une ancienne station climatique dans la jungle au sommet d'une montagne. Elle est aujourd'hui en ruine. Nous sommes obligés de passer par une agence locale pour y aller.
Nous faisons donc le tour des agences en essayant de choisir la moins chère et la plus sérieuse en même temps. On veut être dans un petit groupe.
On opte pour une agence qu'on ne sent que moyennement car quelque chose nous dit, en ayant fait le tour des autres agences, qu'il y a une entourloupe.
On ne s'est pas trompés, il y en a une.

En fait toutes les agences regroupent les touristes et on se retrouve à 40 au bout du compte (alors qu'on était censés être 8). L'organisation est déplorable. Il n'y a que trois pick-up pour quarante touristes. Du coup, notre agence nous commande un tuk-tuk. On pénètre au fur et à mesure dans la jungle et au bout de quelques kilomètres le tuk-tuk s'enlise dans le sable. On doit continuer à pied en attendant qu'un des pick-up devant revienne nous chercher après avoir déposé les 15 personnes qu'il convoyait.
Au bout du compte, tout le monde est en bas de la colline après deux heures de trajet ou d'attente, voire les deux. On part à l'assaut de la jungle avec 1,5 litre d'eau chacun pour 5 heures de marche. On était censés avoir le double d'eau. Tout le monde est mécontent mais ce n'est que le début. Heureusement qu'on avait pris de l'eau en plus et des gâteaux.
Bref, l'escalade dans la jungle commence. Et là, c'est l'écrémage naturel qui se fait. La montée est technique et beaucoup de touristes peu avertis ne sont pas équipés (certains sont en tongs) ou n'ont pas la condition physique. Bilan, lorsque nous arrivons au terme de nos 2h30 de marche, nous devons attendre encore 45 minutes que les derniers arrivent ! Les guides et les rangers avec fusils sont dépassés.

Ensuite, l'aventure continue puisque nous devons prendre un camion sur une route défoncée en construction. Nous sommes donc parqués dans deux camions pour un trajet harassant de 1h30. Les guides doivent prendre place sur le toit, car il n'y a plus de place à l'arrière ! Tout le monde est cuit quand on arrive au sommet de la montagne, 1000mètres plus haut. Certains ont longuement hésité avant de monter dans le camion. Ils n'avaient pas été briefés.



On arrive enfin à Bokor pour 1h 30 top chrono d'exploration de cette magnifique ville fantôme, casse-croute à engloutir dans le temps imparti compris.

Le lieu, composé d'espaces fantômatiques étonnants, est incroyable et surplombe les nuages et la jungle. D'en haut, au bord d'un gouffre, on peut admirer le spectacle des nuages qui remontent jusqu'aux édifices fantômes.


















Voici une ambiance de la vue au dessus des nuages, assez magique.




Fin de l'excursion et même scénario au retour qu'à l'aller. On refait le trek dans la jungle en descente, puis nous atteignons les pick-up, toujours trop peu nombreux pour renvoyer tous les touristes à la maison. On rouspète un peu et comme par magie un nouveau pick-up vient nous chercher. On peut rentrer chez nous, crevés et fourbus.

samedi 2 janvier 2010

Kampot





Ce matin, nous avons failli rester bloqués dans notre guesthouse, faute de pouvoir ouvrir la grille d'entrée (le personnel avait égaré les clefs). Finalement tout entre dans l'ordre, et nous prenons un nouveau bus qui mettra pas moins de 5 heures pour arriver à Kampot, à 150 km de Phnom Penh, au lieu des 3 heures annoncées. Kampot est une ville assez foutraque : les stigmates de la guerre y sont toujours visibles et marquent le contraste avec les vieilles demeures coloniales aux murs mal léchés qui sommeillent dans les rues.

C'est assez charmant, la ville possède un charmant front de rivière ; ça fait ville du bord de mer. D'ailleurs, la mer n'est pas loin.



Par ailleurs , les environs de la ville sont superbes car Kampot est bordée de villages de pêcheurs.

















Nous louons à nouveau des vélos pour explorer les environs et discutons encore une fois avec un moine qui veut perfectionner son anglais.
Nous croisons quelques enfants qui veulent avoir une photo et leurs mamans qui ne sont pas moins enchantées de se faire tirer le portrait.