jeudi 31 décembre 2009

Environs de Battambang

Aujourd'hui, nous faisons une pause bien méritée à Battambang pour nous remettre de nos trajets. Le matin, nous louons donc des vélos pour nous balader dans les alentours de la ville. Nous empruntons deux routes de campagne qui mènent à des Vats ; on s'arrête de temps en temps sur les bords de la route pour dire bonjour aux enfants qui nous saluent...

Notre premier stop sera dans un vat où un moine nous regarde intrigué...



Les bords de route sont toujours l'occasion de faire plaisir aux enfants qui se prêtent au jeu des portraits.












Nous arrivons au vat Ek Phnom où se trouve un grand bouddha qu'une dame veut nous montrer de plus près pour 1$...On remarque aussi un policier touristique en embuscade qu'on esquive joyeusement. On n'a pas non plus des milliers de billets de 1$ dans les poches, hein...






En poursuivant notre chemin, nous tombons sur un superbe Vat joliment décoré et aménagé... En plus, pas de trace de la police touristique dans celui-là, donc nous en profitons :o)













Plus tard dans l'après-midi, nous tombons sur une jolie maison remplie d'enfants. Dans le jardin, les enfants jouent et des animaux sont sculptés dans la verdure. Un monsieur s'approche de nous. Anne-Claire en conclut que le monsieur a beaucoup d'enfants. Il s'agit en fait d'une école. Le monsieur nous parle un peu français et anglais. Nous leur faisons une photo de classe.




Plus tard, sur le chemin de fer, une autre opportunité de rencontre...




Le soir, nous profitons de la vie nocturne sur les rives de la rivière. Ici on peut s'occuper à la fois de son corps et de son esprit : face à un Vat, des cours d'aérobic sont dispensés à plein tube par des profs de gym survoltés...




mercredi 30 décembre 2009

Trajet en bateau jusqu'à Battambang




Ce ne fut pas simple le matin d'atteindre le bateau. Le pick-up censé venir nous chercher pour nous y amener n'est jamais venu. Notre guesthouse nous envoie une voiture après une demi-heure d'attente... et ils nous proposent de consommer en attendant, ben voyons. On croit que le type va nous conduire à l'embarcadère. Raté. Il nous amène à un arrêt de bus où attendent d'autres touristes. Là aussi, alors que l'horaire du départ du bateau devient pressant, voire imminent, on nous propose de consommer. Un bus arrive et nous voilà partis. On arrive avec 30 minutes de retard au bateau, mais tout va bien, on nous attendait. On prend les dernières places dedans, juste le temps de nous apercevoir que ce vieux rafiot penche dangereusement d'un côté. Du moins, jusqu'à ce que quelqu'un se déplace du côté opposé.Bref, il n'est pas trop stable.

On doit traverser pendant une heure le lac Tonlé Sap (frissons garantis), puis ensuite emprunter un bras de rivière : la Sangker (on mettra 7h pour celle-ci).
Certains touristes complètement inconscients bronzent sur le pont supérieur accentuant la tendance pendulaire du bateau, tandis que certains autres ne sont pas plus rassurés que nous. Une américaine enfile son gilet de sauvetage, prête à bondir. Son mari hurle à tout va qu'il ne veut pas passer sur une "breaking news" de CNN dans une affaire sordide de bateau échoué, c'est rigolo et ça détend un peu l'atmosphère.
Bref,le lac passé, on finit par s'habituer, et surtout, on sait que la rivière n'est pas large, ni profonde (2 mètres max). Au pire on finira mouillés mais à pied !

Sur certaines portions, il n'y a même plus d'eau ou presque, juste des plantes que le bateau peine à écraser. On ne sait même pas où est la rivière.



Nous croisons plusieurs villages flottants de pêcheurs où les enfants nous lancent des "hello".



























Nous croisons aussi des barques-maisons et de gigantesques filets de pêche qui ressemblent à des libellules. C'est absolument magnifique.

Le trajet est inoubliable... et aussi interminable.




Nous arrivons enfin à quai à Battambang après plus de 8 heures de trajet. Et là encore, des enfants nous accueillent avec des "hello" comme sur le bord des routes.




Le soir, nous nous baladons dans le centre de la ville : un mariage bat son plein et nous en profitons, car ici, ils installent dans la rue même les tables, les podiums et les lumières pour les festivités, quitte à détourner la circulation !

mardi 29 décembre 2009

Les environs d'Angkor : Beng Mealea, Kompong Phhluk et le Bakong

Troisième jour autour de Siem Reap. Après le vélo et le tuk-tuk, nous louons une voiture avec chauffeur pour la journée. On a le droit de se reposer un peu quand même. Du coup, on peut aller assez loin, à 70 km de Siem Reap pour voir LE temple envahi par la jungle : le Beng Mealea. Comme nous y allons très tôt, nous sommes encore tous seuls.

Il y a un petit village à côté et au détour d'un chemin de terre apparait un temple grignoté de toute part par la jungle. C'est le temple le plus sauvage. Un gardien nous fait une visite guidée assez magique puisque nous "escaladons" les ruines, des blocs de pierres, pour pénétrer à l'intérieur du bâtiment. Il y a des passerelles en bois qui permettent aussi d'accéder aux étages supérieurs. C'est une succession de salles écroulées, un dédale sans dessus dessous assez magique à explorer. On a un peu l'impression d'être des explorateurs. Bref, c'est magique. C'est ici que Jean-Jacques Annaud a tourné une partie de son film, Deux frères.
























Puis nous partons ensuite vers le village de pêcheurs Kompong Phhluk et sa forêt inondée ; on ne peut y accéder qu'en bateau. En saison sèche, c'est encore plus l'aventure pour atteindre le village, car l'embarcadère n'est accessible que par une piste de sable de 3 km sur laquelle les voitures ne s'aventurent pas. Nous voilà donc partis à trois sur un scooter sur la piste de sable défoncée... et quelquefois coupée par des gués. Bref, nous finissons par arriver au bateau, heureux mais les fesses en compote et les pieds mouillés...On a plus de chance que certains qui sont carrément tombés dans le gué.

En bateau, on progresse d'abord dans des canaux avec une espèce de mangrove au milieu de laquelle des hommes pêchent : ils sont complètement dans l'eau, seule la tête dépasse, cela a l'air harassant.




Puis nous arrivons au village en tant que tel, avec de nombreuses maisons sur pilotis et des crevettes qui sèchent au soleil. C'est vraiment un monde à part.
















Là encore, l'expérience n'est pas forcément agréable : l'accueil est plutôt méfiant et distant. Nous nous rendons compte que le bateau que nous avons pris pour venir doit gêner les villageois dans leur travail, et qu'ils ne doivent pas trop avoir de retombées financières de notre venue, alors même que le prix de l'excursion est assez élevé.




Nous sympathisons tout de même avec quelques enfants, ravis de se faire tirer le portrait....




Puis nous terminons la ballade par un tour en pirogue dans la forêt inondée ; c'est féérique. C'est un petit garçon qui rame et nous fait profiter de la ballade. Ce petit gars s'est fait exploiter par un adolescent à peine plus vieux, qui bien malin empoche le prix de la ballade en nous disant que si ça nous plaît, on pourra donner un pourboire au plus petit. Ça s'appelle : être mis devant le fait accompli, nous sommes mal à l'aise que ça se passe de cette manière. Mais bon, c'est comme ça.









Sur la route du retour vers Siem Reap, nous faisons une courte halte au temple du groupe des Roulos, le Bakong, qui ressemble beaucoup à un mini-Angkor, avec des bassins autour et une plateforme menant au temple. Les éléphants y font aussi la joie d'Anne-Claire...